Une envie subite: suivre le fil de la Santoire, et tracer une ligne qui la longe, du Lac Sauvage (1170m) au Puy Mary (1783m).
La Santoire, tout le monde le sait, est un sous-affluent de la Dordogne. Cette rivière tortueuse et sauvage a creusée patiemment la vallée de Dienne, depuis le Téton de Vénus jusqu'à sa perte, 40 km plus bas, vers Condat et Saint Amandin. Entre temps, elle à permis à des générations de gosses d'apprendre à pécher, à nager, à chercher les larves sous les rochers ou observer les libellules, les sauterelles et les grillons, allongés sur un lit d'herbe fleuri : "Ma rivière d’enfance a nom Santoire. Elle borna le monde, c’est définitif, elle fut l’été, la plage d’ardoise, et l’immobile après-midi d’août, le temps arrêté dans le babil lumineux de son lit de cailloux." (Marie-Hélène Lafon)
Départ donc du lac Sauvage dans le brouillard, le vent, et la pluie, mais la météo annonce un mieux.
Direction Péjouzoux, ou on attrape le début du sentier qui nous amène jusqu'au Col d'Entremont.
Traversée de la D3, puis les Montagnounes, et le Rocher de Laqueuille. Là, au lieu de suivre le sentier qui nous mènerait vers Drils, on tire à gauche, direction Trézoux, et on se perd un peu, mais c'est pas grave : pointez vers le bois En Golneuf (ravagé par les chutes de neige de cet hiver) et le Buron Peyre Gari qui apparait dans le brouillard.
On grimpe le Puy de Seycheuse, toujours dans le brouillard, et on trace direct vers les roches de Vassivière en longeant La Santoire qui nait donc là, entre ces deux grandes combes fleuries de jonquilles.
C'est là qu'on rejoint le sentier (GR 400) qu'il suffit de suivre en profitant du plus beau des paysages terrestres : Téton de Vénus, Bataillouse, col de Rombière, col de Cabre, Peyre Arse, brèche de Rolland puis l'ascension finale du Puy Mary, désert ce jour-là. On boit quelques bières au pas de Peyrol en parlant des rivières de nos enfances, et de leur pêches miraculeuses.
Entre 7 et 8 heures de marche, sans trop de dénivelé. Carte IGN 2435 OT. Un bonne ligne pure, comme on l'avait rêvé.
Quelques belles marches, lignes, voies, sorties, traces, chemins, trajets, crapahutes, ballades et autres courses. Et puis les moins belles aussi.
dimanche 17 mai 2015
samedi 16 mai 2015
En route 25 - Le sentier des Quirous, Cantal, France, mai 2015
Le sentier des Quirous est un itinéraire entre Cheylade et Dienne qui traverse le plateau du Limon. Il est jalonné de 181 cairns de Basalte que les habitants du coin, il y a des siècles, on dressé afin d'éviter de s'égarer par mauvais temps.
Nous choisissons de partir de Cheylade, mais la ballade peut se faire dans l'autre sens. Si on a qu'une voiture et personne pour venir nous récupérer, il est du coup nécessaire de faire l'aller retour, soit environ 8h de marche.
Le chemin est très bien balisé, au départ avec des panneaux indicateurs, puis ensuite, avec nos fameux Quiroux. Vue superbe de la vallée de Cheylade sur le Puy de la Tourte, le Puy mary et le Peyre Arse
On accède au plateau du Limon par un sentier assez raide, puis on se laisse guider par les blocs de granit jusqu'à la croix du gendarme. Les troupeaux n'ont pas encore rejoint les estives et nous marchons dans un silence total, sur un tapis de fleurs dont la multitude de variétés nous étourdit : arnica, oeillets, violettes, boutons d'or, narcisses... Les vaches vont se régaler, et le fromage sera fleuri.
Il suffit ensuite de descendre tranquillement vers Dienne, ou une voiture vient nous chercher. L'aller retour est un peu fastidieux. Itinéraire sympa toutefois en hiver en raquette quand les conditions de neige sont bonnes, et la météo clémente. carte IGN 2435 OT. Topo précis Chamina.
Entre 3 et 4h de marche pour 12 km et 570 mètres de dénivelé positif (pour l'aller). Une belle ballade.
Nous choisissons de partir de Cheylade, mais la ballade peut se faire dans l'autre sens. Si on a qu'une voiture et personne pour venir nous récupérer, il est du coup nécessaire de faire l'aller retour, soit environ 8h de marche.
Le chemin est très bien balisé, au départ avec des panneaux indicateurs, puis ensuite, avec nos fameux Quiroux. Vue superbe de la vallée de Cheylade sur le Puy de la Tourte, le Puy mary et le Peyre Arse
On accède au plateau du Limon par un sentier assez raide, puis on se laisse guider par les blocs de granit jusqu'à la croix du gendarme. Les troupeaux n'ont pas encore rejoint les estives et nous marchons dans un silence total, sur un tapis de fleurs dont la multitude de variétés nous étourdit : arnica, oeillets, violettes, boutons d'or, narcisses... Les vaches vont se régaler, et le fromage sera fleuri.
Il suffit ensuite de descendre tranquillement vers Dienne, ou une voiture vient nous chercher. L'aller retour est un peu fastidieux. Itinéraire sympa toutefois en hiver en raquette quand les conditions de neige sont bonnes, et la météo clémente. carte IGN 2435 OT. Topo précis Chamina.
Entre 3 et 4h de marche pour 12 km et 570 mètres de dénivelé positif (pour l'aller). Une belle ballade.
vendredi 15 mai 2015
mercredi 18 février 2015
En route 23 - Le mont Mouchet en raquette, Haute-Loire, Lozère et Cantal, France, Février 2014
La Margeride, c'est un monde, un univers à part. Presque une île.
Inutile de dépenser des sous et de mettre à mal votre bilan carbone pour aller se ballader en Laponie ou dans le grand nord canadien. Quand la neige est tombée, il suffit de faire quelques kilomètres pour se retrouver au milieu de nulle part, dans un désert blanc ou règne le silence le plus total. Le mont Mouchet, en haute-Margeride, c'est un lieu encore plus particulier. Chargé d'histoire. Ici, il y a des ombres qui circulent sous les pins sylvestres et les épicéas.
Nous décidons de nous garer au croisement de la D4 et de la D412 qui mène au musée de la Résistance, au lieu dit du Portus D'Auzenc (attention, se munir de chaînes voir d'une pelle à neige, les routes deviennent vite inaccessibles quand ça tombe et que le vent souffle). L'idée générale, c'est de faire une boucle, dans la fôret domaniale du Mont Mouchet via le Musée de la Résistance puis la table d'orientation et retour par le bois de Borey. Les conditions : au moins 50 cm de neige profonde, entre soleil et passages de brouillard opaque.
Une longue ligne droite (en fait, la D412 sous la neige) entre les arbres marque le début de notre marche. Elle indique la direction du Mont Mouchet, et pourrait nous amener directement au Musée. Mais, à une intersection, au bout de 10 mn de marche environ on préfère prendre un chemin sur la gauche, histoire de faire une grande boucle.
Il y a de nombreuses traces sur la neige. Ne pas s'y fier, elles partent dans toutes les directions. Au bout de 15 mn on arrive à un petit lac sans nom qui nous indique la proximité du GR de pays de Saint Flour. L'endroit est magique.
Arrivé à la hauteur du GR, on pointe ensuite vers la droite en direction de la D48 en traversant une grande lande. On tombe sur une des nombreuses stèles qui commémorent les combats de juin 1944 qui ont opposé ici le maquis aux troupes allemandes.
On suit la D48, puis ensuite la D412, qu'on retrouve, toutes deux enfouies sous une épaisse couche de neige jusqu'au musée de de la Résistance et au Monument National aux Maquis. Des lieux qui donnent le frisson.
Le Musée de la résistance (1324m) vaut vraiment la visite (il ouvre en mai).
A partir de là, les traces disparaissent. On suit un moment la D412 puis on tourne à gauche vers le Mont Mouchet en pointant vers la table d'orientation (indiquée). La pente se fait plus raide et, avec la neige profonde et le soleil qui resplendit, on prend une bonne suée.
On arrive à la table d'orientation (1497m) qui nous permet de découvrir (juste avant le retour du brouillard) l'ensemble du massif central. Au nord et à l'ouest: les monts du Cantal et du Cézallier; Les monts du Sancy; la planèze de Saint-Flour. À l'est: le Forez, au sud l'Aubrac et, tout autour, cette immensité forestière de la Margeride, avec son sommet : le truc de Fortunio (1552m).
Pour le retour, on longe le bois de Borey et on redescend dans la forêt, vers le Portus d'Auzenc, fin de notre balllade. Sur le chemin, enfin une présence : un chouette bonhomme de neige. Environ 4 heures pour cette boucle improvisée. Ici, il y a mille possibilités de tracés. Il faut juste impérativement se munir de la carte IGN (2636O) et improviser selon la saison et le temps dont on dispose. C'est aussi l'endroit rêvé pour le ski de fond. On reviendra.
Inutile de dépenser des sous et de mettre à mal votre bilan carbone pour aller se ballader en Laponie ou dans le grand nord canadien. Quand la neige est tombée, il suffit de faire quelques kilomètres pour se retrouver au milieu de nulle part, dans un désert blanc ou règne le silence le plus total. Le mont Mouchet, en haute-Margeride, c'est un lieu encore plus particulier. Chargé d'histoire. Ici, il y a des ombres qui circulent sous les pins sylvestres et les épicéas.
Nous décidons de nous garer au croisement de la D4 et de la D412 qui mène au musée de la Résistance, au lieu dit du Portus D'Auzenc (attention, se munir de chaînes voir d'une pelle à neige, les routes deviennent vite inaccessibles quand ça tombe et que le vent souffle). L'idée générale, c'est de faire une boucle, dans la fôret domaniale du Mont Mouchet via le Musée de la Résistance puis la table d'orientation et retour par le bois de Borey. Les conditions : au moins 50 cm de neige profonde, entre soleil et passages de brouillard opaque.
Une longue ligne droite (en fait, la D412 sous la neige) entre les arbres marque le début de notre marche. Elle indique la direction du Mont Mouchet, et pourrait nous amener directement au Musée. Mais, à une intersection, au bout de 10 mn de marche environ on préfère prendre un chemin sur la gauche, histoire de faire une grande boucle.
Il y a de nombreuses traces sur la neige. Ne pas s'y fier, elles partent dans toutes les directions. Au bout de 15 mn on arrive à un petit lac sans nom qui nous indique la proximité du GR de pays de Saint Flour. L'endroit est magique.
Arrivé à la hauteur du GR, on pointe ensuite vers la droite en direction de la D48 en traversant une grande lande. On tombe sur une des nombreuses stèles qui commémorent les combats de juin 1944 qui ont opposé ici le maquis aux troupes allemandes.
On suit la D48, puis ensuite la D412, qu'on retrouve, toutes deux enfouies sous une épaisse couche de neige jusqu'au musée de de la Résistance et au Monument National aux Maquis. Des lieux qui donnent le frisson.
Le Musée de la résistance (1324m) vaut vraiment la visite (il ouvre en mai).
A partir de là, les traces disparaissent. On suit un moment la D412 puis on tourne à gauche vers le Mont Mouchet en pointant vers la table d'orientation (indiquée). La pente se fait plus raide et, avec la neige profonde et le soleil qui resplendit, on prend une bonne suée.
On arrive à la table d'orientation (1497m) qui nous permet de découvrir (juste avant le retour du brouillard) l'ensemble du massif central. Au nord et à l'ouest: les monts du Cantal et du Cézallier; Les monts du Sancy; la planèze de Saint-Flour. À l'est: le Forez, au sud l'Aubrac et, tout autour, cette immensité forestière de la Margeride, avec son sommet : le truc de Fortunio (1552m).
Pour le retour, on longe le bois de Borey et on redescend dans la forêt, vers le Portus d'Auzenc, fin de notre balllade. Sur le chemin, enfin une présence : un chouette bonhomme de neige. Environ 4 heures pour cette boucle improvisée. Ici, il y a mille possibilités de tracés. Il faut juste impérativement se munir de la carte IGN (2636O) et improviser selon la saison et le temps dont on dispose. C'est aussi l'endroit rêvé pour le ski de fond. On reviendra.
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