jeudi 9 juillet 2015

En route 29 - L'arête des Gentianes, Ariège, France, juillet 2015

Située à la frontière de l’Andorre et des pyrénées Orientales, l’arête des gentianes aboutit au Pic de Font Négre à 2830m. c'est une course d'arête relativement facile. Idéale pour une initiation à l'alpinisme.

On se gare en haut du Pas de la Case, sur le parking du premier télésiège. Environ 1h30 de marche d'approche dans les pierriers, entre lacs, étangs, champs de rhododendrons, prairies, nuées de moustiques et contrebandiers un peu flippés, une atmosphère! Un petit côté Terre du Milieu...


Arrivés au pied de l'arête, on s'équipe, et c'est parti. Quelques courts passages en 4, pas de grosses difficultés mais pas mal de cailloux qui ne demandent qu'à se faire la belle! attention ou on met les pieds. Quelques passages vertigineux. Entre 2h et 3h de progression. Un vrai plaisir.


A quelques centaines de mètres, sur notre droite, une cordée évolue sur une autre arête.


Au débouché de l'arête, on pousse jusqu'au sommet du Pic de Font Nègre. Vue imprenable sur cette vilaine verrue qu'est le Pas de la Case. Casse-croûte et redescente tout en glissade (attention aux chutes de pierre et éboulis) par un pierrier de ouf. Au retour, on fait les boutiques détaxées avec les voyages organisés du troisième âge. Honte à nous.


Pour tous ceux qui voudraient découvrir cette jolie course en toute sécurité : Le bureau des guides à Ax-les-Thermes









mardi 30 juin 2015

En route 28 - Lac de Lhurs, Pyrénées-Atlantiques, France, juin 2015

Le lendemain de notre ascension éprouvante du Pic d'Anie, on se programme une petite ballade, toujours en vallée d'Aspe : Le lac de Lhurs (1690m) depuis le parking d'Anapia (1000m).
A 5 mn de Lescuns, c'est la rando idéale en famille à la journée. Attention, beaucoup de monde, et, parfois, le parking est plein. Partir tôt.

Le chemin est très bien balisé. Au départ, on suit une piste qui nous mène tout droit vers le bois de Bresme. La vue est superbe sur les orgues de Camplong, le Grand Billare, le Dec de Lhurs...



On sort peu à peu de la fôret pour accéder à un univers plus minéral, sous le grand Billare, entrecoupé de névés à traverser.
On bifurque à gauche au ruisseau de Landrosque, recouvert d'un névé. Il suffit ensuite de suivre un sentier bien tracé qui nous mène directement jusqu'au lac.



La vue nous coupe le souffle. Le lac est grand, lumineux. Il s'intègre à la perfection au centre d'un cirque minéral ou domine la table des Trois Rois (2421m). À droite, les Pics de Peneblanque. Quelques pêcheurs sans grande conviction, un groupe d'ados qui campe et quelques marcheurs en repos : il n'y a pas foule.


On pousse jusqu'à la cabane de Lhurs. Ouverte toute l'année avec une source à disposition. En été, un berger l'habite. Il est arrivé la veille avec ses brebis (elles ont l'air dingues de se retrouver sur ce spot, elles cavalent dans tous les sens en bêlant de concert tout en machouillant des brassées de jolies fleurs multicolores) il nous conseille de continuer jusqu'au col de Lhurs. Ce qu'on fait.


La montée est un peu raide, mais la-haut la vue vaut effectivement le coup. Au fond à gauche, l'Ossau (2 884m). On casse la croûte. On peut pousser jusqu'au Dec de Lhurs (2176m) mais on en a plein les pattes. Une autre fois? On rebrousse chemin pour privilégier un petite baignade dans le lac. Eau fraîche et limpide, un pur bonheur. On s'attarde. Pour le retour, même chemin. En tout, environ 4 h de marche sans difficulté. Un chef d'oeuvre de ballade!





lundi 29 juin 2015

En route 27 - Le Pic d'Anie, Pyrénées-Atlantiques, France, juin 2015

Le Pic D'Anie, c'est une sacrée balade ! À 2504 mètres, c'est le plus haut sommet du cirque de Lescun, en vallée d'Aspe. Plusieurs itinéraires sont possibles. Les 2 plus fréquentés : en partant du refuge de Labérouat ou de la Pierre-Saint-Martin.
Pour nous, départ de Labérouat au petit matin, dans le brouillard, mais la météo est au beau plus.

Au début, pendant environ 3 km, on marche dans le bois du Braca d'Azuns, idéal pour s'échauffer car la pente y est assez douce. On s'élève assez vite au dessus du brouillard, en voyant apparaître à gauche le pic de Coutendé, qui nous masque l'Anie, et à droite, omniprésentes et superbes, les orgues de Camplong


On laisse la cabane d'Ardinet sur notre droite pour atteindre assez vite la cabane du Cap de la Baitch. Il y a une source ou on peut faire le plein de flotte.


Le GR10, suivit jusqu'alors, file à droite vers la Pierre Saint Martin, nous on part à gauche, au dessus de la source, en direction du col des Anies. On débouche alors sur un plateau, au niveau du petit lac d'Anie, souvent sec. La montée est très raide. On laisse là le sentier qui longe le lac en direction du col des Anies, pour serrer à gauche en direction du Pic d'Anie. le chemin disparait sous un chaos karstique. C'est en général dans le coin qu'on se perd. Il faut en effet suivre (en théorie) les cairns. Problème : les cairns, il y en a partout ! En gros, il faut essayer de garder son cap (sud-ouest) vers le Pic d'Anie, en ayant toujours soin de suivre les cairns. C'est pourquoi cette marche est une folie en cas de brouillard. On arrive à une croix blanche et, peu à peu, le sentier redevient visible, avec un marquage couleur jaune.


Avant l'ascension finale, on chemine dans les pierriers, ce qui est très éprouvant. Il faut filer direct ensuite vers le sommet. Sinon, si on va trop à droite, prévoir une petite escalade de 30 m dans une cheminée, sans réelle difficulté, mais bien plus délicate... Au sommet, une petite foule d'une vingtaine de personnes admire un spectacle grandiose : vue sur le pic des 3 rois, les orgues de Camplong, le pic du midi d'Ossau, le pic de Soum Couy, le pic de Coutandé... au loin, La station de la Pierre-Saint-Martin et toujours la brume qui stagne au fond des vallées. Nous sommes lessivés, mais béats.


Le retour qui nous attend est encore plus difficile. On se perd un peu. Pas trop. Heureusement, à la cabane du Cap de la Baitch on se refait une santé en se rafraichissant à l'eau glacée de la source. La dernière partie, en forêt (et à l'ombre) est plus facile. Retour à la voiture après 8 heures de marche. 1250 m de dénivelé. Carte IGN 1547 OT indispensable. Une rando magnifique, minérale, inhospitalière, crevante. On se remet le soir, au gîte, avec un apéro 5 étoiles.


Merci à David et JC pour les photos.



dimanche 17 mai 2015

En route 26 - Du lac Sauvage au Puy Mary, Cantal, France, mai 2015

Une envie subite: suivre le fil de la Santoire, et tracer une ligne qui la longe, du Lac Sauvage (1170m) au Puy Mary (1783m).
La Santoire, tout le monde le sait, est un sous-affluent de la Dordogne. Cette rivière tortueuse et sauvage a creusée patiemment la vallée de Dienne, depuis le Téton de Vénus jusqu'à sa perte, 40 km plus bas, vers Condat et Saint Amandin. Entre temps, elle à permis à des générations de gosses d'apprendre à pécher, à nager, à chercher les larves sous les rochers ou observer les libellules, les sauterelles et les grillons, allongés sur un lit d'herbe fleuri : "Ma rivière d’enfance a nom Santoire. Elle borna le monde, c’est définitif, elle fut l’été, la plage d’ardoise, et l’immobile après-midi d’août, le temps arrêté dans le babil lumineux de son lit de cailloux." (Marie-Hélène Lafon)

Départ donc du lac Sauvage dans le brouillard, le vent, et la pluie, mais la météo annonce un mieux.
Direction Péjouzoux, ou on attrape le début du sentier qui nous amène jusqu'au Col d'Entremont.



Traversée de la D3, puis les Montagnounes, et le Rocher de Laqueuille. Là, au lieu de suivre le sentier qui nous mènerait vers Drils, on tire à gauche, direction Trézoux, et on se perd un peu, mais c'est pas grave : pointez vers le bois En Golneuf (ravagé par les chutes de neige de cet hiver) et le Buron Peyre Gari qui apparait dans le brouillard.


On grimpe le Puy de Seycheuse, toujours dans le brouillard, et on trace direct vers les roches de Vassivière en longeant La Santoire qui nait donc là, entre ces deux grandes combes fleuries de jonquilles.


C'est là qu'on rejoint le sentier (GR 400) qu'il suffit de suivre en profitant du plus beau des paysages terrestres : Téton de Vénus, Bataillouse, col de Rombière, col de Cabre, Peyre Arse, brèche de Rolland puis l'ascension finale du Puy Mary, désert ce jour-là. On boit quelques bières au pas de Peyrol en parlant des rivières de nos enfances, et de leur pêches miraculeuses.
Entre 7 et 8 heures de marche, sans trop de dénivelé. Carte IGN 2435 OT. Un bonne ligne pure, comme on l'avait rêvé.