lundi 10 novembre 2014

En route 18 - Le Téton de Venus-Seycheuse, Cantal, France, novembre 2014

Départ de la Station du Super Lioran. Ce sont les premiers jours de l'hiver. Le ciel est bas. Il ne fait pas chaud et un léger crachin complète l'ambiance. Pas un chat dehors. Au programme : Le téton de Vénus et retour en boucle par le Puy de Seycheuse.

Départ en traversant la route à proximité de la patinoire tout en suivant la piste de ski qui franchit la départementale. Suivre alors le GR4, pour rejoindre le GR 400 à la hauteur de Font de Cère. Puis, basculer vers Fond d'Alagnon en passant sous le télésiège de Rombière. Là, prendre la direction du buron de Meije-Costes.

C'est pas très beau une station de ski déserte, sans neige, qui attend la neige..qui se fait attendre. L'avantage, c'est qu'on peut croiser un groupe de chevreuil qui file sur la Parallèle (piste mythique du Lioran) pour rejoindre le couvert des arbres. Et ça, par contre, c'est beau.


Après une petite grimpette en forêt, on arrive au buron, fermé en cette saison, mais qui, le reste de l'année, est un vrai bon plan pour les marcheurs/skieurs. A découvrir ici.


Serrer à gauche après le buron, puis prendre à droite pour rejoindre le Téton de Vénus (1669m) qui est indiqué. En profiter pour Gravir le Puy Bataillouse, à proximité. De là, par temps dégagé, la vue est superbe (vallée de la Santoire, Peyre-Arse, Plomb du Cantal...). Malheureusement pour nous, le brouillard est devenu complètement opaque et on ne voit pas à 20 mètres. Il fait un froid de loup avec un vent très fort. On oublie donc Bataillouse et on file vers les roches de Vassivières. L'hiver est là.


On a quand même la surprise de voir déboucher trois coureurs en lycra et baskets, l'air, il est vrai, frigorifiés.
Même notre barre d'Ovomaltine© est congelée.


Puis, à la hauteur de Vassivières, le temps s'éclaircit. Le brouillard se dissipe alors qu'on atteint le Buron de Peyre Gary de l'Or. On discute un moment avec deux chasseurs qui redescendent de Seycheuse. Nous, on y monte.


Arrivé au buron de Peyre Gari, la magie s'installe de nouveau. On aperçoit Seycheuse, le tête encore dans les nuages.


L'ascension de Seycheuse est encore un vrai régal, notamment le moment ou apparait la superbe vallée de la Santoire.


Les nuages, en se dissipant, laissent place à une folie furieuse de lumière.


Pour se remettre, on casse la croute dans les ruines à Vassivière, comme d'hab.


Puis, on trace en quittant le GR et en coupant dans la forêt de Cheylat. Là, on se perd. C'est obligé. Pas de panique, tous les chemins mènent à la N122 qui passe plus bas. En profiter pour se relaxer et découvrir.


On traverse la route ici.


On franchit l'Alagnon sur un vieux pont pour rejoindre un sentier qui nous mène tout droit jusqu'à la gare du Lioran. Racines...


En longeant le remonte-pente de la gare (un des derniers "tire-cul" de la station) on arrive à la station du Lioran, notre terminus.
Grosse rando d'environ 9 heures, avec du dénivelé, de la variété et du rythme... On adore. A refaire par beau temps.





vendredi 31 octobre 2014

En route 17 - Les Gorges du Bès par Saint-Juéry, Lozère, France, novembre 2014

La randonnée effectuée en août dans les gorges du Bès nous a tellement séduit que nous avons décidé de la refaire dans sa version "longue". A savoir en partant de Saint-Juéry en Lozère, Arzenc d'Archer, et retour sur l'autre rive.
Départ donc du centre de Saint-Juéry, ou l'on se gare sur un grand parking en bord du Bès. On traverse le pont de pierre pour rejoindre, en haut du village, la départementale 989 qu'on longe quelques mètres jusqu'à hauteur d'une scierie. Là on attaque le sentier (GRP tour des Monts d'Aubrac) vers le Mazel.


Au Mazel, on se perd un peu. Marquage fantaisiste. Penser à bien serrer à gauche. Direction Courbepeyre.


Le chemin file ensuite, tout droit, vers Arzenc d'Apcher. La ballade est tranquille, solitaire et silencieuse.


Arrivée à Arzenc d'Archer, on fait un petit détour pour aller visiter les ruines de l’ancien château fort des barons d’Apcher. La vue, de ce promontoire vaut vraiment le détour. On aperçoit le chemin des espagnols qui sillonne de l'autre côté du Bès et que l'on prendra à notre retour. La chapelle, très jolie, est fermée au public par une sorte de grille de porte de prison. Quel trésor si précieux se cache à l'intérieur?


On retrouve le chemin qui surplombe le Bois Grand à gauche et qui serpente tranquille jusqu'aux Pleignes. On croise là un vieux monsieur, juché sur un quad pétaradant, qui s'inquiète de notre santé et nous donne mille détails sur les environs, avec un beau sourire en prime.


Arrivée aux Pleignes (attention erreur sur la carte IGN qui orthographie Les Plagnes) Pensez à virer à gauche comme sur la photo ci-dessous:


Le sentier, assez raide, descend vers l'usine hydroélectrique du Vergne. On prend un bout de route qui zigzague et on traverse le pont au dessus du Bès.


200 mètres environ après la grosse conduite d'eau, filer dans le bois pour récupérer le GR, pas très visible de la route.


Ensuite, il suffit de suivre le chemin des espagnols, comme déjà décrit ici
C'est la partie merveilleuse de cette rando. Il faut en profiter. A la hauteur des griffes du diable, on fait une petite sieste, après un casse dalle frugal. Un cauchemar ou il est question de clowns sadiques cachés dans des grottes de granite nous tire du sommeil. On repart aussitôt, troublés.



La fin du trajet nous fait quitter à regret les gorges du Bès, et nous envoie, entre prairie et forêt, rejoindre Saint-Juéry. Ce n'est pas la partie la plus passionnante. On aimerait, la prochaine fois, essayer de rester au maximum dans les gorges, afin de rejoindre au moins le barrage qui coupe le Bès, à la hauteur des moulins de Courbepeyre. Ce qui risque de rallonger notablement la marche. En l'état, on préfère la version courte de la ballade.
Environ 7 heures de marche, c'est une rando assez physique, même si le dénivelé n'est pas monstrueux. A refaire donc, mais en explorant un autre cheminement pour les derniers kilomètres.