lundi 29 juin 2015

En route 27 - Le Pic d'Anie, Pyrénées-Atlantiques, France, juin 2015

Le Pic D'Anie, c'est une sacrée balade ! À 2504 mètres, c'est le plus haut sommet du cirque de Lescun, en vallée d'Aspe. Plusieurs itinéraires sont possibles. Les 2 plus fréquentés : en partant du refuge de Labérouat ou de la Pierre-Saint-Martin.
Pour nous, départ de Labérouat au petit matin, dans le brouillard, mais la météo est au beau plus.

Au début, pendant environ 3 km, on marche dans le bois du Braca d'Azuns, idéal pour s'échauffer car la pente y est assez douce. On s'élève assez vite au dessus du brouillard, en voyant apparaître à gauche le pic de Coutendé, qui nous masque l'Anie, et à droite, omniprésentes et superbes, les orgues de Camplong


On laisse la cabane d'Ardinet sur notre droite pour atteindre assez vite la cabane du Cap de la Baitch. Il y a une source ou on peut faire le plein de flotte.


Le GR10, suivit jusqu'alors, file à droite vers la Pierre Saint Martin, nous on part à gauche, au dessus de la source, en direction du col des Anies. On débouche alors sur un plateau, au niveau du petit lac d'Anie, souvent sec. La montée est très raide. On laisse là le sentier qui longe le lac en direction du col des Anies, pour serrer à gauche en direction du Pic d'Anie. le chemin disparait sous un chaos karstique. C'est en général dans le coin qu'on se perd. Il faut en effet suivre (en théorie) les cairns. Problème : les cairns, il y en a partout ! En gros, il faut essayer de garder son cap (sud-ouest) vers le Pic d'Anie, en ayant toujours soin de suivre les cairns. C'est pourquoi cette marche est une folie en cas de brouillard. On arrive à une croix blanche et, peu à peu, le sentier redevient visible, avec un marquage couleur jaune.


Avant l'ascension finale, on chemine dans les pierriers, ce qui est très éprouvant. Il faut filer direct ensuite vers le sommet. Sinon, si on va trop à droite, prévoir une petite escalade de 30 m dans une cheminée, sans réelle difficulté, mais bien plus délicate... Au sommet, une petite foule d'une vingtaine de personnes admire un spectacle grandiose : vue sur le pic des 3 rois, les orgues de Camplong, le pic du midi d'Ossau, le pic de Soum Couy, le pic de Coutandé... au loin, La station de la Pierre-Saint-Martin et toujours la brume qui stagne au fond des vallées. Nous sommes lessivés, mais béats.


Le retour qui nous attend est encore plus difficile. On se perd un peu. Pas trop. Heureusement, à la cabane du Cap de la Baitch on se refait une santé en se rafraichissant à l'eau glacée de la source. La dernière partie, en forêt (et à l'ombre) est plus facile. Retour à la voiture après 8 heures de marche. 1250 m de dénivelé. Carte IGN 1547 OT indispensable. Une rando magnifique, minérale, inhospitalière, crevante. On se remet le soir, au gîte, avec un apéro 5 étoiles.


Merci à David et JC pour les photos.



dimanche 17 mai 2015

En route 26 - Du lac Sauvage au Puy Mary, Cantal, France, mai 2015

Une envie subite: suivre le fil de la Santoire, et tracer une ligne qui la longe, du Lac Sauvage (1170m) au Puy Mary (1783m).
La Santoire, tout le monde le sait, est un sous-affluent de la Dordogne. Cette rivière tortueuse et sauvage a creusée patiemment la vallée de Dienne, depuis le Téton de Vénus jusqu'à sa perte, 40 km plus bas, vers Condat et Saint Amandin. Entre temps, elle à permis à des générations de gosses d'apprendre à pécher, à nager, à chercher les larves sous les rochers ou observer les libellules, les sauterelles et les grillons, allongés sur un lit d'herbe fleuri : "Ma rivière d’enfance a nom Santoire. Elle borna le monde, c’est définitif, elle fut l’été, la plage d’ardoise, et l’immobile après-midi d’août, le temps arrêté dans le babil lumineux de son lit de cailloux." (Marie-Hélène Lafon)

Départ donc du lac Sauvage dans le brouillard, le vent, et la pluie, mais la météo annonce un mieux.
Direction Péjouzoux, ou on attrape le début du sentier qui nous amène jusqu'au Col d'Entremont.



Traversée de la D3, puis les Montagnounes, et le Rocher de Laqueuille. Là, au lieu de suivre le sentier qui nous mènerait vers Drils, on tire à gauche, direction Trézoux, et on se perd un peu, mais c'est pas grave : pointez vers le bois En Golneuf (ravagé par les chutes de neige de cet hiver) et le Buron Peyre Gari qui apparait dans le brouillard.


On grimpe le Puy de Seycheuse, toujours dans le brouillard, et on trace direct vers les roches de Vassivière en longeant La Santoire qui nait donc là, entre ces deux grandes combes fleuries de jonquilles.


C'est là qu'on rejoint le sentier (GR 400) qu'il suffit de suivre en profitant du plus beau des paysages terrestres : Téton de Vénus, Bataillouse, col de Rombière, col de Cabre, Peyre Arse, brèche de Rolland puis l'ascension finale du Puy Mary, désert ce jour-là. On boit quelques bières au pas de Peyrol en parlant des rivières de nos enfances, et de leur pêches miraculeuses.
Entre 7 et 8 heures de marche, sans trop de dénivelé. Carte IGN 2435 OT. Un bonne ligne pure, comme on l'avait rêvé.

samedi 16 mai 2015

En route 25 - Le sentier des Quirous, Cantal, France, mai 2015

Le sentier des Quirous est un itinéraire entre Cheylade et Dienne qui traverse le plateau du Limon. Il est jalonné de 181 cairns de Basalte que les habitants du coin, il y a des siècles, on dressé afin d'éviter de s'égarer par mauvais temps.
Nous choisissons de partir de Cheylade, mais la ballade peut se faire dans l'autre sens. Si on a qu'une voiture et personne pour venir nous récupérer, il est du coup nécessaire de faire l'aller retour, soit environ 8h de marche.

Le chemin est très bien balisé, au départ avec des panneaux indicateurs, puis ensuite, avec nos fameux Quiroux. Vue superbe de la vallée de Cheylade sur le Puy de la Tourte, le Puy mary et le Peyre Arse


On accède au plateau du Limon par un sentier assez raide, puis on se laisse guider par les blocs de granit jusqu'à la croix du gendarme. Les troupeaux n'ont pas encore rejoint les estives et nous marchons dans un silence total, sur un tapis de fleurs dont la multitude de variétés nous étourdit : arnica, oeillets, violettes, boutons d'or, narcisses... Les vaches vont se régaler, et le fromage sera fleuri.


Il suffit ensuite de descendre tranquillement vers Dienne, ou une voiture vient nous chercher. L'aller retour est un peu fastidieux. Itinéraire sympa toutefois en hiver en raquette quand les conditions de neige sont bonnes, et la météo clémente. carte IGN 2435 OT. Topo précis Chamina.
Entre 3 et 4h de marche pour 12 km et 570 mètres de dénivelé positif (pour l'aller). Une belle ballade.