Quelques belles marches, lignes, voies, sorties, traces, chemins, trajets, crapahutes, ballades et autres courses. Et puis les moins belles aussi.
dimanche 27 septembre 2015
En route 36 - un hêtre impudique, Cantal, France, septembre 2015
"Finalement, ce qui constitue l'ossature de l'existence, ce n'est ni la famille, ni la carrière, ni ce que d'autres diront ou penseront de vous, mais quelques instants de cette nature, soulevés par une lévitation plus sereine encore que celle de l'amour, et que la vie nous distribue avec une parcimonie à la mesure de notre faible cœur" Nicolas Bouvier
mardi 22 septembre 2015
En route 35 - Roc des Ombres, Cantal, France, septembre 2015
L'idée, c'est d'aller se promener sur le roc des Ombres (1633m), dont on aperçoit la face nord déchiquettée quand on monte en voiture au Puy Mary en partant de Salers, par la sinueuse et radicale D680. Il n'y a pas de sentier tracé qui y mène, ce qui ajoute à notre envie d'aller y faire un tour.
Départ très tôt le matin du bourg de Lesmaronies (960m). La D37, en direction de Récusset est censée nous proposer un chemin qui nous fera rejoindre le GR 400 (voir carte IGN 2435 OT)... on le cherche encore. Du coup, on plonge dans un près pour traverser un pont au dessus de la Maronne, qu'on peine à deviner de la route.
Début de la grimpette, toujours en quête de ce chemin (qu'on ne trouvera jamais) indiqué sur la carte. En gardant le cap au Sud vers sur le buron Le Violental, au débouché d'un bois, on tombe enfin sur notre GR400. Direction Le puy Violent.
Son ascension (1592m) est aujourd'hui délimitée avec des barrières, des marches et des panneaux indicateurs. Nos aménageurs craignent l'érosion provoquée par le passage des nombreux marcheurs. Ok, on peut comprendre. Du coup, c'est plus trop la peine d'y aller. Ca ressemble à un parc d'attraction désert. On rejoint donc le GR400 qui nous fait plonger dans la vallée de l'Aspre, vers les villages du Fau et de la Bastide.
Là, en voulant couper un peu, on se perd atrocement. Expérience : se retrouver à ramper sous une forêt de fougères et de piquants, dans une pente à 40%, une battue de chasseur 400 mètres en-dessous. Conseil: à cet endroit, collez au GR!
Après le village de la Bastide, on rentre dans le Bois Noir, massif en cirque qui a de la gueule, traversé par L'Aspre et par mille cours d'eau et cascades. Les oiseaux gazouillent, les papillons volent, un grand renard distrait nous file entre les jambes, des lièvres gambadent, c'est la forêt de Bambi !
Dès la sortie de la forêt, c'est l'ascension du Roc d'Hozières (1614m), une belle grimpée assez éprouvante. Mais elle vaut le coup ! l'endroit est sauvage, unique ! Devant nous, le Roc d'Hozière et la Roche Taillade, à gauche le Roc des Ombres, et derrière, le cirque de l'Aspre et son bois Noir...
Arrivé au sommet du Roc D'Hozières on découvre d'un coup presque tous les volcans qu'on aime : Le Peyre Arse, le Puy Mary, les Roches Noires, Le Plomb du Cantal tout au fond; le Puy Griou, La chapeloune, le Puy Chavaroche et, juste en face : Roche Taillade. On reste là un long moment, sur le cul.
Demi-tour, direction le Roc des Ombres par une crête ventée. Sur notre droite, le Puy de la Tourte.
L'objectif initial était de gravir, façon terrain d'aventure, le roc des Ombres au sommet duquel bêle ce jour là un troupeau de brebis stupides. Problème : le troupeau est gardé (et bien gardé) par un gros Patou qui se montre très peu coopératif. Il nous barre le passage en montrant ses crocs. Je ne vais pas me mesurer à un chien qui est capable de casser en deux un ours ou un loup. Donc, demi-tour : on passe par la brêche d'Enfloquet pour descendre (un peu furax) vers les estives de l'Impramau, à la recherche, une fois encore du GR400. Et, de nouveau, on se perd.
Au passage, on comprend mieux pourquoi le nom de : "Roc des Ombres".
Cette vallée de l'impramau, baignée de lumière d'or, capitonnée dans son silence est une vraie merveille. A hauteur de Recusset, on coupe à travers bois dans un à pic, pour enfin retrouver le GR400 qui nous ramène au Départ.
Une boucle en partie hors sentier d'environ 9h. A refaire (sans Patou) pour explorer cette montagne magnifique et méconnue qu'est le Roc des Ombres.
Départ très tôt le matin du bourg de Lesmaronies (960m). La D37, en direction de Récusset est censée nous proposer un chemin qui nous fera rejoindre le GR 400 (voir carte IGN 2435 OT)... on le cherche encore. Du coup, on plonge dans un près pour traverser un pont au dessus de la Maronne, qu'on peine à deviner de la route.
Début de la grimpette, toujours en quête de ce chemin (qu'on ne trouvera jamais) indiqué sur la carte. En gardant le cap au Sud vers sur le buron Le Violental, au débouché d'un bois, on tombe enfin sur notre GR400. Direction Le puy Violent.
Son ascension (1592m) est aujourd'hui délimitée avec des barrières, des marches et des panneaux indicateurs. Nos aménageurs craignent l'érosion provoquée par le passage des nombreux marcheurs. Ok, on peut comprendre. Du coup, c'est plus trop la peine d'y aller. Ca ressemble à un parc d'attraction désert. On rejoint donc le GR400 qui nous fait plonger dans la vallée de l'Aspre, vers les villages du Fau et de la Bastide.
Là, en voulant couper un peu, on se perd atrocement. Expérience : se retrouver à ramper sous une forêt de fougères et de piquants, dans une pente à 40%, une battue de chasseur 400 mètres en-dessous. Conseil: à cet endroit, collez au GR!
Après le village de la Bastide, on rentre dans le Bois Noir, massif en cirque qui a de la gueule, traversé par L'Aspre et par mille cours d'eau et cascades. Les oiseaux gazouillent, les papillons volent, un grand renard distrait nous file entre les jambes, des lièvres gambadent, c'est la forêt de Bambi !
Dès la sortie de la forêt, c'est l'ascension du Roc d'Hozières (1614m), une belle grimpée assez éprouvante. Mais elle vaut le coup ! l'endroit est sauvage, unique ! Devant nous, le Roc d'Hozière et la Roche Taillade, à gauche le Roc des Ombres, et derrière, le cirque de l'Aspre et son bois Noir...
Arrivé au sommet du Roc D'Hozières on découvre d'un coup presque tous les volcans qu'on aime : Le Peyre Arse, le Puy Mary, les Roches Noires, Le Plomb du Cantal tout au fond; le Puy Griou, La chapeloune, le Puy Chavaroche et, juste en face : Roche Taillade. On reste là un long moment, sur le cul.
Demi-tour, direction le Roc des Ombres par une crête ventée. Sur notre droite, le Puy de la Tourte.
L'objectif initial était de gravir, façon terrain d'aventure, le roc des Ombres au sommet duquel bêle ce jour là un troupeau de brebis stupides. Problème : le troupeau est gardé (et bien gardé) par un gros Patou qui se montre très peu coopératif. Il nous barre le passage en montrant ses crocs. Je ne vais pas me mesurer à un chien qui est capable de casser en deux un ours ou un loup. Donc, demi-tour : on passe par la brêche d'Enfloquet pour descendre (un peu furax) vers les estives de l'Impramau, à la recherche, une fois encore du GR400. Et, de nouveau, on se perd.
Au passage, on comprend mieux pourquoi le nom de : "Roc des Ombres".
Cette vallée de l'impramau, baignée de lumière d'or, capitonnée dans son silence est une vraie merveille. A hauteur de Recusset, on coupe à travers bois dans un à pic, pour enfin retrouver le GR400 qui nous ramène au Départ.
Une boucle en partie hors sentier d'environ 9h. A refaire (sans Patou) pour explorer cette montagne magnifique et méconnue qu'est le Roc des Ombres.
jeudi 6 août 2015
En route 34 - Via ferrata de Rochefort, Lozère, France, août 2015
Pour changer, direction Florac et sa via ferrata.
La via Ferrata de Rochefort a été tracée par Cévennes Evasion (ils ont une boutique sympa sur la place du marché) en 2013. C'est une des plus hardcore dans le secteur (côtée ED sur la partie droite, ED+ pour la sortie !!). Autant prévenir de suite: cette via n'est pas pour les enfants, ni les débutants, même dans sa version facile. Cela dit il y a assez d'échappatoires pour pouvoir éviter les galères en cas de panique.
La marche d'approche à elle seule vaut le déplacement avec le beau panorama le long de la barre des Cévennes, et la vue sur Florac, 400m en dessous!
On commence par le haut. Donc, au début, un peu de descente tranquille entre rochers et fôrets, à la coule.
La première difficulté c'est la passerelle, qui bouge... beaucoup. La sortie de la passerelle est extrêmement gazeuse.
La tyrolienne (que l'on peut techniquement contourner) rallie deux piliers sur une belle longueur. Il ne faut surtout pas rater ça! notamment l'arrivée sur ce petit pont de bois à l'air si fragile.
Nous sommes parti trop tard, on choisit du coup la sortie directe et on évite ainsi la fameuse sortie par la casquette dont tout le monde parle, et franchement, quand on voit le truc, plein gaz, on comprend. Pas grave, on revient l'année prochaine.
Retour inondé de phéromones sous le sunset cévenoles, dans un décor à la Wim Wenders.
La via Ferrata de Rochefort a été tracée par Cévennes Evasion (ils ont une boutique sympa sur la place du marché) en 2013. C'est une des plus hardcore dans le secteur (côtée ED sur la partie droite, ED+ pour la sortie !!). Autant prévenir de suite: cette via n'est pas pour les enfants, ni les débutants, même dans sa version facile. Cela dit il y a assez d'échappatoires pour pouvoir éviter les galères en cas de panique.
La marche d'approche à elle seule vaut le déplacement avec le beau panorama le long de la barre des Cévennes, et la vue sur Florac, 400m en dessous!
On commence par le haut. Donc, au début, un peu de descente tranquille entre rochers et fôrets, à la coule.
La première difficulté c'est la passerelle, qui bouge... beaucoup. La sortie de la passerelle est extrêmement gazeuse.
La tyrolienne (que l'on peut techniquement contourner) rallie deux piliers sur une belle longueur. Il ne faut surtout pas rater ça! notamment l'arrivée sur ce petit pont de bois à l'air si fragile.
Nous sommes parti trop tard, on choisit du coup la sortie directe et on évite ainsi la fameuse sortie par la casquette dont tout le monde parle, et franchement, quand on voit le truc, plein gaz, on comprend. Pas grave, on revient l'année prochaine.
Retour inondé de phéromones sous le sunset cévenoles, dans un décor à la Wim Wenders.
mercredi 5 août 2015
En route 33 - La cascade du Franquet, Lozère, France, août 2015
Encore une petite ballade Chamina : Cette fois, la cascade du Franquet (Guide Margeride et Gévaudan).
Départ de Saint-Alban-sur-Limagnole, traditionnelle deuxième étape du Chemin de Saint-Jacques, quand on attaque du Puy.
La ballade n'est pas à se rouler par terre, loin de là, mais elle vaut le coup pour:
-La cascade, ombragée, très jolie et atypique. On fait dégonfler nos petits orteils boudinés dans son eau fraîche et musicale.
-La ville de Saint-Alban et son ambiance Jacquaire.
Une boucle de 3 heures de marche, à l'allure d'un escargot. Sous la canicule.
Départ de Saint-Alban-sur-Limagnole, traditionnelle deuxième étape du Chemin de Saint-Jacques, quand on attaque du Puy.
La ballade n'est pas à se rouler par terre, loin de là, mais elle vaut le coup pour:
-La cascade, ombragée, très jolie et atypique. On fait dégonfler nos petits orteils boudinés dans son eau fraîche et musicale.
-La ville de Saint-Alban et son ambiance Jacquaire.
Une boucle de 3 heures de marche, à l'allure d'un escargot. Sous la canicule.
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